Stéphane Arfi
Psy à Rennes
L'EMDR, un outil efficace pour réguler émotions négatives et traumas
L’EMDR, ou désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires, est une approche utilisée notamment lorsque certains souvenirs continuent de provoquer une réaction émotionnelle intense : stress post-traumatique, flashbacks, cauchemars, images intrusives, peur, évitement ou réactions corporelles difficiles à contrôler.
L’EMDR ne supprime pas le traumatisme
Il me paraît important d’être précis sur ce point.
L’EMDR n’efface pas un traumatisme. Il ne supprime pas ce qui s’est passé et ne fait pas disparaître le souvenir.
Son objectif est différent : aider à diminuer la charge émotionnelle et les manifestations de stress post-traumatique qui restent associées à certains souvenirs.
Autrement dit, on peut continuer à savoir parfaitement ce qui s’est produit sans être envahi avec la même intensité lorsqu’on y pense.
Le souvenir demeure. C’est son pouvoir de déclencher automatiquement une détresse, une peur ou une réaction corporelle qui peut progressivement diminuer.
Une pratique qui nécessite une formation spécifique
L’EMDR n’est pas simplement une série de mouvements des yeux que l’on appliquerait mécaniquement.
Il s’agit d’une méthode structurée qui suppose une compréhension du fonctionnement psychique, du traumatisme et des réactions émotionnelles. Elle s’inscrit normalement dans la pratique de professionnels de la santé mentale ayant suivi une formation spécifique à l’EMDR, qu’ils soient notamment psychologues, psychiatres, psychothérapeutes ou, selon leur parcours, psychanalystes.
Psychanalyste, j’ai moi-même suivi une formation certifiante à l’EMDR, que j’intègre lorsque je considère que cet outil peut être pertinent dans le travail engagé avec une personne.
Je ne pratique donc pas l’EMDR indépendamment de l’écoute clinique et de la compréhension de l’histoire du patient.
Des séquences courtes, volontaires et respectueuses de votre rythme
Dans ma pratique, je privilégie des séquences EMDR courtes et progressives.
Je ne cherche pas à pousser une personne dans un souvenir qu’elle ne souhaite pas aborder.
Le travail est volontaire : vous savez ce que nous faisons, vous restez acteur de la séance et nous pouvons ralentir, modifier ou interrompre la séquence à tout moment.
L’EMDR est une technique non invasive. Elle ne nécessite ni médicament ni intervention corporelle. La stimulation bilatérale peut notamment être réalisée par des mouvements des yeux ou d’autres formes de stimulation alternée.
Je cherche ainsi à travailler de la manière la plus douce possible, sans forcer la personne à replonger brutalement dans l’événement traumatique.
Cela ne signifie pas qu’une séance soit toujours émotionnellement neutre. Un souvenir douloureux peut naturellement faire émerger une émotion. C’est précisément pourquoi je privilégie des séquences courtes et adaptées à la personne plutôt qu’une application rigide du protocole.
Que peut apporter l’EMDR ?
L’EMDR peut notamment contribuer à diminuer :
La charge émotionnelle d’un souvenir traumatique.
Le souvenir reste présent, mais il peut devenir moins envahissant.
Certaines manifestations du stress post-traumatique.
Flashbacks, cauchemars, images intrusives, hypervigilance, évitement ou fortes réactions émotionnelles peuvent progressivement perdre de leur intensité.
Certaines réactions automatiques.
Une situation présente peut parfois réveiller brutalement une peur ou une sensation appartenant à une expérience beaucoup plus ancienne.
Le sentiment d’être encore psychiquement dans l’événement.
Une personne peut savoir rationnellement qu’un événement est terminé tout en continuant à réagir intérieurement comme s’il était encore présent.
Il ne s’agit pas d’oublier
Je me méfie de la formule parfois utilisée selon laquelle l’EMDR « effacerait le traumatisme ».
On n’efface pas une histoire.
L’événement a existé et appartient à la vie de la personne.
L’objectif est plutôt que le passé puisse progressivement reprendre sa place de passé.
Un souvenir peut rester accessible sans provoquer systématiquement la même détresse, les mêmes images ou les mêmes réactions corporelles.
C’est pourquoi je préfère dire que l’EMDR travaille sur les conséquences du traumatisme et sur le stress post-traumatique, plutôt que de prétendre qu’il supprimerait le traumatisme lui-même.
EMDR et travail psychanalytique
Je n’utilise pas l’EMDR comme une technique isolée censée tout résoudre.
Avant de travailler sur un souvenir, il importe de comprendre la personne, son histoire, ce qui déclenche actuellement sa souffrance et la place que cet événement occupe dans son parcours.
L’EMDR peut alors devenir un outil complémentaire au travail psychanalytique, lorsqu’il me paraît indiqué.
La psychanalyse cherche notamment à comprendre ce que l’histoire continue de produire et de répéter dans la vie présente. L’EMDR peut, dans certaines situations, intervenir plus directement sur la charge émotionnelle associée à un événement précis.
Les deux niveaux ne se confondent donc pas.
Diminuer la réaction traumatique ne signifie pas que l’histoire psychique de la personne a disparu.
C’est cette distinction qui guide ma pratique.
Combien de séances ?
Il n’existe pas de nombre de séances valable pour tout le monde.
Certaines personnes peuvent ressentir une évolution assez rapidement. D’autres nécessitent un travail beaucoup plus progressif, notamment lorsque plusieurs événements traumatiques sont entremêlés ou lorsque l’histoire personnelle est plus complexe.
Je préfère donc des séquences mesurées, adaptées à votre rythme, plutôt qu’une recherche de résultat forcé.
La première étape consiste toujours à comprendre ce qui vous amène et à déterminer avec vous si l’EMDR constitue réellement un outil pertinent dans votre situation.
Stéphane Arfi – Psychanalyse à Rennes et EMDR à Rennes


Grâce à l'EMDR (Vos yeux suivent un mouvement rapide), vous ressentez un soulagement significatif, permettant à votre esprit de se libérer des charges émotionnelles négatives et des traumatismes.